C'est la question qui se pose, de plus en plus sérieusement, au fil des “affaires Sarkozy” qui se succèdent. A lire l'article “Sarkozy off et la réalité maquillée“, publié sur Agoravox, l'évidence s'impose : Nicolas Sarkozy n'a plus toute sa raison mentale.
Comment un homme sain d'esprit pourrait-il se laisser aller, en toute conscience, à déclarer, dans un lieu rempli de journalistes de France3, qu'il fallait “virer toute la direction de France 3“, et cela, en pleine campagne électorale, quand tous les projecteurs sont braqués sur les moindres déclarations des candidats ?
A l'évidence, Nicolas Sarkozy, vivant depuis des années dans une cour, a perdu une part de connection avec la réalité. Il vit dans un autre monde mental. Dans ce monde, il y a lui, son destin national, ceux qui le servent, et ceux qui ne le servent pas suffisamment, à qui il faut couper la tête.
C'est comme cela qu'il a géré l'UMP. C'est comme cela qu'il se comporte à l'égard des juges. C'est ainsi qu'il agit face aux journalistes.
Tout le reste, tous les équilibres normaux, toute l'immense part du monde réel, celui qui existe au-delà de ses pulsions narcissiques, a disparu de son horizon mental.
Comment Nicolas Sarkozy peut-il, un matin, présenter Simone Veil à la tête de son comité de soutien, et le soir, faire des appels du pied au Front National en relançant la question de l'immigration vécue comme une atteinte à l'identité nationale ? Simone Veil, qui n'avait aucune raison de chercher un prétexte d'hostilité vis à vis de l'homme qu'elle annonçait soutenir, n'a pas manqué d'être profondément choquée, et blessée, par cette attitude incohérente et irresponsable. Au point, après cela, de se mettre en retrait, et d'annoncer une campagne de soutien, “qui ne sera pas suractive“, alors que le contraire était prévu, une Simone Veil combattant sur tous les fronts pour défendre son champion. De cette campagne de soutien il ne reste que l'immense conflit personnel qu'elle entretient avec François Bayrou.